Rentable ? Pas la première année, en tout cas.
J'ai cinq ans de chiffres sur mon potager. Sur une saison prise seule, le compte n'y est pas : entre les semences, les plants, le terreau, l'eau et le matériel, on dépense plus qu'on ne récolte.
Mais une saison prise seule ne veut pas dire grand-chose. Une serre dure quinze ans. Un prunier met cinq ans à donner, puis produit pendant trente. Une grelinette, tu l'achètes une fois. Mettre tout ça sur le compte de l'année, c'est se tromper de calcul.
Pistilla amortit ce qui doit l'être et suit ce qui produit sur plusieurs années. Ça ne rendra pas ton potager rentable — ce n'est pas le but, et ce serait un drôle d'objectif pour un jardin. Mais ça donne le vrai chiffre plutôt qu'un chiffre déprimant.
Et surtout : certaines cultures valent le coup, d'autres non. Chez moi, les pommes de terre coûtent plus cher qu'elles ne rapportent. Les aromatiques et les tomates semées maison, largement l'inverse. Savoir lesquelles, chez toi, c'est utile. Le reste est du marketing.